7 jours sans ma voiture, le témoignage de Béatrice Troseille

a641ca1f Béatrice Trosseille a participé à l’opération 7 jours sans ma voiture organisée par le PNR vallée de Chevreuse. C’est une expérience qui intéresse naturellement Rambouillet en Transition. Nous avons la chance d’avoir son témoignage:

RET> Peux-tu te présenter?

BT> Je suis une petite dame de 51 ans, j’habite à Auffargis et j’apprécie beaucoup cette région, tant pour la richesse des lieux que celle des gens que je rencontre. Je suis plutôt active, sportive et voyageuse, j’aime vraiment la nature et si je pouvais, je vivrais essentiellement dehors. En fait, je suis à la fois passionnée et contemplative, j’ai la bougeotte et j’aime aussi me poser !

RET> Comment as-tu été contacté par le PNR pour cette expérience?

BT> Je reçois les infolettres du Parc et lorsque j’ai vu le projet, je me suis tout de suite dit que c’était une très bonne idée. Alors je me suis inscrite, en donnant des précisions sur mes modes de déplacement. Je savais bien que l’idéal pour moi serait de tester un vélo à assistance électrique mais je n’étais pas sûre d’être sélectionnée.
Finalement, mon profil a intéressé l’équipe du PNR, et j’ai été choisie. J’ai fait un planning détaillé de mes déplacements pour cette semaine sans voiture, puis j’ai rencontré une femme avec laquelle j’ai étudié les différents moyens de transport.  L’équipe m’a proposé un Vélo à assistance électrique et une carte de transport en commun type Pass navigo découverte.

RET> Et alors, comment ça s’est passé?

BT> Ce fut pour moi une expérience très riche.
Il y avait d’une part mes trajets que je vivais différemment, et aussi les liens avec tous les porteurs du projets. On a vraiment été accompagné quotidiennement et de façon très chaleureuse. J’ai tout de suite aimé le vélo électrique pour sa rapidité, pour les différentes fonctionnalités qui permettent d’adapter son effort, et pour la liberté qu’il offre dans les déplacements plus longs.
J’ai fait plusieurs fois des trajets de 10 à 25 km l’aller, sous le soleil ou sous la pluie, parfois la nuit, parfois dans le froid, sur piste cyclable ou sur route, et à des heures différentes de la journée, ça m’a permis de bien me rendre compte des difficultés et des points positifs.
J’y ai vraiment pris goût et en même temps j’ai réalisé à quel point il y avait de grosses lacunes pour assurer la sécurité des cyclistes. J’ai aussi utilisé parfois le co-voiturage et ma carte de transport pour prendre le train. Le dernier jour de cette semaine sans voiture, je devais descendre vers Gap, je l’ai donc fait en train et pas en voiture comme habituellement. J’ai voulu jouer le jeu jusqu’au bout et c’était très bien !

RET> A un moment est-ce que tu t’es dit « J’en ai marre, je prends ma bagnole! » ?

BT> Pas du tout !
Je n’ai ni forcé pour faire des exploits, ni rechigné, mais je savais aussi que ça n’allait durer qu’une semaine et que la météo n’était pas dramatique. Par contre plus tard, j’ai eu cette réflexion : « Oh non je n’ai pas le courage de prendre ma voiture… » J’étais un peu en retard pour aller travailler mais j’ai quand même préféré le vélo.

RET>Si tu avais à retenir un bon et un mauvais moment, quels sont-ils?

BT> Un bon moment, c’est le jour où j’ai réalisé à quel point ce mode de transport me convenait, moi qui aimait être dehors.
Un mauvais moment, le jour où je suis allée de chez moi à Villiers Saint-Frédéric, tôt le matin et sous la pluie, avec des voitures et des camions qui me doublaient tout le temps sur une petite route de campagne sans piste cyclable. Stressant et pas du tout agréable !

RET: Enfin, peux-tu nous dire en quoi cette expérience a changé tes comportements aujourd’hui?

BT> Dès la fin de la semaine sans voiture, je me suis dit que ça ne pouvait pas s’arrêter là, qu’il fallait réfléchir. Mon vtt est bien mais je ne me sentais pas de l’utiliser au quotidien, même si je suis en forme physiquement. Par ailleurs j’ai fait le calcul : potentiellement je peux faire 4000km à vélo par an, pour les petits trajets vers les communes voisines, pour aller travailler ou pour faire les courses et si je m’équipe bien, je peux tenir même quand il fait froid ou qu’il pleut. Enfin, mon fournisseur d’électricité n’est pas EDF mais Enercoop, je pourrai recharger ma batterie avec une énergie 100% renouvelable.
Alors j’ai investi dans un vélo électrique mixte ( VTT-VTC) que j’ai acheté chez Neovelec, à Magny les Hameaux. J’ai eu de très très bons conseils et je n’ai pas regretté de faire fonctionner le commerce local. C’est sûr que c’est un investissement mais je devrais rentabiliser mon vélo en un an et demi. D’ailleurs, depuis le mois de novembre, j’ai déjà fait plus de 600km et j’y prends toujours autant de plaisir, alors je sais que j’ai fait le bon choix.

Donc merci au PNR d’avoir été à l’origine de ce changement de vie !

Pour en savoir plus:

http://www.parc-naturel-chevreuse.fr/

http://www.parc-naturel-chevreuse.fr/sites/default/files/media/reglement_7jours.pdf

https://www.facebook.com/events/1459924924315885/

http://www.leparisien.fr/espace-premium/essonne-91/7-jours-sans-ma-voiture-trente-habitants-relevent-le-defi-09-10-2015-5168503.php

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